En plus des tableaux du legs Wittert, des œuvres picturales diverses ont intégré au fil du temps les collections du musée.

Témoins de l’histoire de l’Université, les représentations de recteurs, professeurs ou chercheurs éminents s’inscrivent dans la tradition des portraits du XIXe siècle qui rendent hommage aux personnalités marquantes. Le musée conserve plusieurs centaines d’effigies de ce type dont la majorité sont des lithographies. D’un point de vue artistique, les portraits sculptés ou peints sont les plus intéressants. De la main de spécialistes du genre (Émile Delperée, Léon Philippet ou encore Charles Soubre), ces œuvres reflètent le prestige des personnalités représentées.

Une autre source réside dans les toiles issues du château de Colonster. En 1963, l’Université achète le château et les terrains y attenant dans l’objectif de poursuivre son installation au Sart Tilman. À la suite de l’incendie qui ravage l’édifice en décembre 1966, le bien est totalement transformé par les architectes Henri Lacoste et Jean Opdenberg. De la décoration du XVIIIe siècle, il ne reste que trois salons, ainsi que les peintures et encadrements retirés peu de temps avant le sinistre. Une vingtaine de toiles ont ainsi été préservées parmi lesquelles des œuvres de Paul-Joseph Delcloche, Jean-Georges-Christian Coclers ou encore Englebert Fisen. Conservées dans des conditions difficiles, ces pièces ont subi les dommages du temps. Certaines ont fait l’objet d’une restauration, notamment grâce au soutien du Fonds David Constant (Fondation Roi Baudouin).

Le XXe siècle est, quant à lui, illustré par une variété de tableaux issus de donations ou ayant été acquis par l’Université, essentiellement à la fin du rectorat de Marcel Dubuisson, dans le but, semble-t-il, de décorer les bureaux des autorités universitaires (René Julien, Jean-Marie Strebelle, Paul Daxhelet…). Le legs Fernand Pisart (1977) a doté le musée de références en matière d’art belge (James Ensor, Léon Spilliaert et Auguste Donnay), tandis que d’autres donations ont renforcé les collections de peintures, notamment celle de l’artiste Paul Cocagne en 1979 ou plus récemment, le don de Joseph Poncin qui a permis au musée d’ouvrir son champ à l’art vietnamien.

Partagez cette page