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Lancé au début de l'année 2020, le Wittert Project se centre sur l'étude des dessins et gravures des XVe et XVIe siècles du fonds Wittert.

C'est grâce à un financement alloué par l’Université à la Prof. Dominique Allart, suite à l’appel « Projets de recherche en Sciences humaines (PDR-SH) 2019 » que le Wittert Project a vu le jour. Son objectif est d'amorcer un plan global d’étude scientifique et de valorisation des œuvres graphiques anciennes léguées par Adrien Wittert en 1903.

L'étude scientifique des dessins

Une sélection des dessins les plus remarquables fait actuellement l’objet d’un travail d’expertise approfondie : il s’agit de vérifier, au cas par cas, leur authenticité, d’identifier leur technique et le sujet qu’ils représentent, de les dater et de les attribuer. Aux côtés de D. Allart, deux membres de son équipe sont impliqués dans cette démarche : Antonio Geremicca, chercheur post-doc bénéficiant d’un contrat de deux ans à 4/5 temps pour ce travail et Gaylen Vankan, aspirant du FNRS attaché au Service d’Histoire de l’Art des Temps modernes que dirige D. Allart. Les résultats seront publiés sous la forme d’un corpus digital intégré à la base de données DONum. Ils seront donc librement accessibles à tous. Inspiré des inventaires scientifiques des grandes collections mondiales d’arts graphiques, le corpus en cours d’élaboration obéit aux standards les plus exigeants de la recherche dans le domaine, ce qui devrait en faire un formidable outil documentaire pour les spécialistes, les chercheurs et les étudiants. Les notices seront également publiées sous la forme d’un catalogue raisonné «  papier ». L’ouvrage en question inclura un aperçu de l’histoire et des fonctions du dessin aux XVe et XVIe siècles. Les ressources du fonds Wittert offrent en effet matière à une synthèse globale sur l’acte créateur à la Renaissance dans ses différentes étapes, de l’esquisse à l’œuvre achevée, que celle-ci soit un dessin conçu comme une œuvre d’art à part entière ou une réalisation dans une autre technique (architecture, vitrail, sculpture, …), en passant par le modèle réduit ou le patron.

La valorisation du fonds de gravures

L’équipe s’est aussi attaquée au colossal fonds de gravures de la même période. C’est ainsi qu'en 2019, D. Allart et G. Vankan ont assuré le commissariat scientifique de l'exposition Renaissances contrastées. Pierre Bruegel, Lambert Lombard et Lambert Suavius. Celle-ci pourra prochainement être redécouverte sous une forme virtuelle. D. Allart et A. Geremicca préparent actuellement une autre exposition en ligne. Elle s’intitule « La grâce et l’invention. La gravure autour de Raphaël à la Renaissance ». Si l’évolution de la situation sanitaire le permet, elle sera aussi organisée sous une forme physique au Musée Grand Curtius l’an prochain, à la faveur d’un partenariat entre la Ville de Liège et le Musée Wittert. Au début de l’année 2022, une exposition de gravures sera consacrée aux vues de la Rome antique et aux exceptionnelles découvertes archéologiques qui ont marqué l’histoire culturelle européenne de la première Modernité. Les gravures seront sélectionnées et analysées dans l’optique d’une compréhension des rapports Nord-Sud, en se focalisant sur les voyages des artistes flamands en Italie.

La figure d'Adrien Wittert

Le Service d’Histoire de l’Art des Temps modernes ambitionne également, si les moyens lui en sont donnés, de consacrer au baron Wittert la monographie qu’il mérite assurément. Il s’agirait non seulement de retracer la biographie de ce personnage captivant mais aussi de préciser sa position parmi les grands collectionneurs-mécènes européens et américains de la seconde moitié du XIXe siècle. Des recherches ont été entreprises en ce sens par Anne-Sophie Laruelle, chercheuse post-doc attachée au Service d’Histoire de l’Art des Temps modernes.

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