Constitué de plus de 4 000 pièces, le fonds photographique se caractérise par une certaine hétérogénéité. Outre les documents issus du legs Wittert (portraits, reproduction d’œuvres…), il a bénéficié de divers dons d’importance variable et s’est étoffé au fil des années grâce à des achats qui relèvent de l’intérêt relativement récent pour l’objet photographique en lui-même.

Près de la moitié du fonds concerne la collection de Gustave Ruhl. Fervent défenseur du patrimoine, Ruhl a effectué en amateur de nombreux clichés de Liège dans le but de documenter la réalisation de ses maquettes. Si ceux-ci sont dénués de qualités esthétiques, ils constituent de précieux témoignages de ce qu’était Liège au tournant du XXe siècle. D’autres photographies témoignent de l’activité de Ruhl au sein de la Commission royale des Monuments et des Sites. Pendant plus de vingt ans, celui-ci a, en effet, participé au recensement du patrimoine (architectural et mobilier) méconnu de la province. C’est ainsi que le fonds comporte de très nombreuses vues d’églises (y compris le mobilier), fermes, châteaux et habitations privées des environs de Liège. Certains clichés ont un caractère plus personnel : on y retrouve les propriétés des époux Ruhl-Hauzeur (hôtel de maître, boulevard d’Avroy à Liège et villa Bella Riva à Basse-Hermalle) et leurs environs, notamment la ville de Visé. Sont également illustrées Verviers, ville natale de Ruhl et Cologne où ce dernier a passé une partie de son enfance. Les vues de Cologne présentent un intérêt historique d’autant plus marqué que la seconde guerre mondiale a ravagé la plus ancienne des grandes cités allemandes. Elles attestent également de la fascination que les anciennes fortifications militaires exerçaient sur Gustave Ruhl qui a d’ailleurs réalisé plusieurs maquettes de ce type d’ouvrages. Notons que Ruhl collectionnait, par ailleurs, des clichés de photographes professionnels pris à Liège et dans d’autres villes européennes (Pompéi, Rome, Cordoue, Carcassonne…), voire américaines (New York).

Sont également à épingler :

  • les photographies en lien avec l’Université (vues des bâtiments, dommages de guerre, portraits de professeurs…) ;
  • les clichés dûs à de grands noms de l’histoire de la photographie (William Henry Jackson, Francis Frith, George Washington Wilson, James Valentine, Gustave Marissiaux, Léonard-Hubert Zeyen, Joseph Kirsch, Guillaume Moreau, Jules Martiny...)  ;
  • les nombreuses vues de Liège, certaines restées anonymes.

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